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Friday, March 25, 2011

Le thon rouge, touché coulé - « Ecotidien

Avec 1 000 emplois concernés et 20 % de la pêche déclarée, la France est le principal pays pêcheur de thon rouge, juste devant l’Espagne et l’Italie.
L’Inscription de cette pêche à l’annexe 1 de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), est une proposition qui ravit les ONG, les premières à avoir alerté les autorités et l’opinion publique.
En revanche sur les bords de la Méditerranée et à Sète en particulier, les patrons pêcheurs ne décolèrent pas. Leurs bateaux, pour la plupart flambant neufs, risquent de rester amarrés ou de partir à la casse.
Là où le débat se complique, c’est que tous les scientifiques ne parlent pas d’une même voix. Alors que certains tirent la sonnette d’alarme en invoquant 60% de diminution du stock de thon rouge, d’autres pensent que le pire est déjà dernière nous. C’est le cas d’Alain Fonteneau, chercheur à l’IRD, Institut de Recherches pour le Développement. Selon lui, le thon se reproduirait suffisamment pour continuer à être pêché et consommé.
Ces positions contradictoires de scientifiques offrent aux pêcheurs de nouveaux arguments pour se faire entendre. Bertrand Wendling, directeur de la Coopérative de Méditerranée compte bien les utiliser lors de la prochaine réunion de la CITES en mars prochain à Doha au Qatar.
Ecotidien: Le thon rouge est il une espèce menacée d’extinction ?
AF : Le thon rouge est une espèce qui vit longtemps, entre 30 et 40 ans. Tous les 10 ou 15 ans on observe une soudaine forte natalité. En 2005, c’est ce qui s’est produit. Cette natalité a co?ncidé avec la mise en place de restriction de pêche. Du coup on se retrouve avec une population en age de se reproduire. Pour sa sauvegarde, il suffirait d’appliquer scrupuleusement les recommandations 2009 de l’ICCAT( la commission responsable de la conservation du stock de thon rouge) : à savoir un total admissible de capture (TAC) fixé pour l’Union européenne à 12.406 tonnes avec des thons supérieurs à 30KG.
BW : Nous avons en notre possession des données scientifiques qui affirment que la situation du thon rouge n’est pas une situation d’extinction, contrairement aux dires des ONG. L’IFREMER a également rendu son évaluation du stock de thon rouge et il en ressort que la situation est en effet préoccupante. De nouvelles mesures de gestion et de restriction doivent être prises afin d’obtenir un rétablissement du stock d’ici? 2013. L’ICCAT a suivi intégralement cette analyse? et a formulé en novembre 2009 des quotas de pêches plus restrictifs, moins 40% pour la saison 2010. Des efforts que nous sommes prêts à faire puisque les scientifiques nous confirment que le stock est en bonne voie.
Ecotidien: Alors pourquoi inscrire le thon rouge à la liste des espèces menacées?
AF : Cette proposition me parait excessive et totalement incohérente. Cette décision était tout à fait justifiée il y a deux ans, elle ne l’est plus car des mesures drastiques ont été prises et fonctionnent. D’un point vue purement scientifique, on ne peut pas dire que le thon rouge est une espèce menacée, c’est de la ? surprotection ?. Il n’est pas le panda des mers. L’ICCAT a mis beaucoup d’années avant de réagir et de formuler des restrictions. Depuis 2008, elle fait de grandes avancées. Aujourd’hui, il semble que la machine s’est emballée et qu’on ne puisse plus l’arrêter.
BW : Nous payons les échecs de Copenhague. C’est une mesure purement politique et non environnementale. Le gouvernement laisse un délai de 18 mois avant l’application de cette interdiction de commerce international. Si cette période est respectée, nous allons l’employer à fournir des données scientifiques qui prouvent bien que le thon n’est pas menacé. Nous travaillons avec un comité de scientifiques indépendants. Nous pourrons aussi nous baser sur les derniers survols aériens réalisés par l’IFREMER courant 2009 qui montrent une progression du stock de thon rouge en méditerranée. Nous espérons qu’aucune décision hative ne sera prise en mars prochain par la CITES à Doha (Qatar). Ainsi toutes les nouvelles données sur l’évolution du stock seront formulées et une décision sereine pourra être prise en novembre 2010 à Paris lors de la prochaine réunion de l’ICCAT.
Ecotidien: Y a-t-il une trop forte capacité de pèche?
BW :? A l’échelle mondiale, trop de bateaux ? Oui peut-être, mais pas à Sète.
Nous sommes une trentaine de thoniers-senneurs fran?ais en Méditerranée. La France c’est 1/6eme de la pêche mondiale et en Europe nous sommes le premier pays pêcheur. Nous respectons les quotas, on ne peut pas nous accuser de surexploitation de la ressource. En revanche juste à c?té de nous des quotas confortables? sont accordés à des pays extracommunautaires comme la Croatie ou la Turquie qui renouvellent leur flotte de bateaux et qui ont l’autorisation de pêcher des thons à partir de 6 kilos au lieu de 30 kilos en Europe.
AF : Il faut réduire la flottille! Il y a trois fois trop de bateaux en méditerranée, les pays doivent s’engager à les casser. Seuls 10% des bateaux existants suffiraient pour atteindre le quota de 12 000 t /an. Il y a en effet une surcapacité de pêche.
Ecotidien: Quelles seraient les conséquences pour la pêche fran?aise ?
BW :? Nous aurions toujours la possibilité de pêcher le thon rouge avec les quotas imposés par l’ICCAT. La nouveauté, c’est que nous ne pourrons plus l’exporter. Notre pêche devra alimenter uniquement le marché fran?ais. C’est tout de même la mort de notre activité car 80% de notre production va à l’export, dont la grande majorité au Japon. On a une trentaine de senneurs et des centaines de bateaux c?tiers qui pêchent à la palangre ou à la canne. Ce sont environ 500 marins et 1300 emplois indirects qui sont menacés sans compter la flottille en atlantique.
AF : Pour le scientifique, c’est une mesure excessive, mais qui ne fera pas de mal, au contraire. Pour le pêcheur, c’est un drame économique. De leur point de vue c’est normal qu’ils trouvent cela injustifié puisqu’il n’y a pas de menaces de conservation à court terme.
Ecotidien: En France, consomme-t-on du thon rouge ?
BW : Très peu. Le marché national n’est pas intéressé par notre production de thons de plus de 30KG. Au Japon nous les vendons bien. Les poissons de grande taille sont très gras et appréciés pour les sushis et sashimis haut de gamme. Les fran?ais sont plut?t amateurs de petits poissons. Aucun développement de marché n’est envisageable d’autant plus qu’il y a une grande pression sur le consommateur. Une pression telle que c’est toute la filière du thon qui paye les frais. Les gens font un amalgame et se retrouvent à baisser leur consommation de thon en général. C’est totalement fou ! Comparons avec les champignons, si demain il y avait? un souci avec les girolles, cela reviendrait à dire que tous les champignons sont interdits de consommation. Il y a autant d’espèces de thons, que de variétés de champignons.
On est dans la parano?a.
AF :? Non, quasiment pas. Mais pour le consommateur il peut y avoir confusion. On trouve effectivement du thon à chair rouge sur les étals mais ce sont des poissons tropicaux.? Il existe plusieurs espèces de thons à chair rouge tels que l’albacore, l’obèse ou le patudo.
Alham Noussair

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